Un Congrès des Maires sous le signe du mécontentement des élus locaux

Ce week-end passé les 521 maires de l’Isère se réunissaient à La Tour du Pin pour leur traditionnel congrès annuel. Après les successives réformes territoriales et les revirements du Gouvernement sur les dotations aux collectivités, les maires en avaient « ras-le-bol », pour reprendre les termes du Dauphiné Libéré paru le jour même.

J’ai prononcé à cette occasion un discours pour réaffirmer le soutien du Département aux communes, ce maillon de proximité dont nous ressentons tous le besoin.

Voici quelques extraits de mon discours que je veux aussi partager avec vous

« Ce que je tenais à vous dire, c’est qu’il est temps d’exiger une pause dans les réformes territoriales. Loin de les consolider, les réformes qui s’enchaînent à un rythme effréné déstabilisent nos collectivités, nos agents, nos partenaires et in fine le service public ! Au lieu de décider à Paris ce qui est bon pour les territoires, laissons aux collectivités le choix de leur avenir et les moyens de leur action ! Les fusions de collectivités doivent rester une décision locale consentie ! Et non une solution miracle imposée par Bercy et nos élites parisiennes ! Je suis convaincu que, le Département est l’échelon le plus pertinent pour saisir, le plus finement possible, les enjeux locaux. »

 

 

Le Département s’est récemment repositionné entre des méga-régions et des méga-agglo en retrouvant un sens pour le citoyen. Le Département est le pilier des solidarités locales.

« Les solidarités humaines et territoriales sont au cœur de l’action du Département de l’Isère. D’abord avec l’action sociale et médico-sociale représentant plus de la moitié de notre budget au Département, dont une grande partie est consacrée à l’autonomie de nos aînées et des personnes qui souffrent d’un handicap. Il en est de même pour le second pilier de l’action départementale que sont les solidarités territoriales. Il est vrai que nous aurions pu abandonner certaines de nos compétences historiques et, c’est important de le rappeler, les responsabilités qui vont avec. Beaucoup de Départements ont effectivement fait ce choix. Cela n’a pas été le nôtre ! Au contraire, nous avons redoublé d’efforts pour repenser nos politiques, pour repositionner le Département dans une logique de solidarité territoriale. »